Le STREM se félicite du jugement positif porté sur l’activité de recherche en partenariat des équipes de l’IRD.

Il prend note des jugements très sévères sur la gouvernance institutionnelle, scientifique, géostratégique et budgétaire de l’IRD et sur l’activité et le positionnement de l’AIRD. Ces critiques reprennent, pour la plupart, les positions du STREM exprimées depuis de nombreuses années, ainsi que pour certaines d’entre elles, les avis du conseil scientifique. Face aux multiples défaillances de la gouvernance relevées par les rapporteurs, nous demandons aux tutelles de procéder rapidement à un changement de direction.

En ce qui concerne l’avenir de l’institut, deux scénarios sont évoqués dans le rapport pour sortir de l’impasse dans laquelle la direction actuelle nous a menés :

1) L’IRD devient une agence de moyens et les personnels des UMR sont rattachés aux autres opérateurs de recherche tutelles de l’UMR ; 2) L’IRD se recentre sur sa fonction d’opérateur et l’ANR reprend une partie des activités de l’AIRD (programmation en matière de recherche et de formation). Le STREM réaffirme son attachement à la recherche partenariale pour le développement et son engagement de participer à la définition de la politique française dans ce domaine. Le STREM soutient donc sans ambiguïté la seconde proposition, qui a la faveur des inspecteurs et correspond à la position que nous avons toujours défendue.

Le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) de 2005 prévoyait la disparition de l’opérateur de recherche. Le prochain CICID, qui se réunira d’ici la fin de l’année pour statuer sur l’avenir de l’IRD, s’appuiera sur le travail des inspecteurs et de la mission d’information sénatoriale sur l’action extérieure de la France en matière de recherche pour le développement, dont le STREM a rencontré la rapporteure, Kalliopi Ango Ela, le 1er juillet, et qui devrait rendre ses conclusions à l’automne.

D’ici là, le STREM demeurera force de proposition auprès des tutelles pour préserver, restructurer et dynamiser la fonction d’opérateur de l’Institut et garantir ainsi les intérêts de l’ensemble des personnels.

Le STREM continuera en particulier à défendre :

- La nécessité des affectations à l’étranger pour les agents, qui forment l’essence de la recherche partenariale et constituent la force de l’IRD ;

- Un recours limité aux missions de longue durée (6 mois), qui posent aux agents, notamment pour ceux qui ont charge de famille, des problèmes logistiques et financiers ;

- L’importance des représentations et des régies, dont il faut certes réfléchir au coût et à la possibilité de les mutualiser, mais dont le rôle est lié à la nécessaire proximité qu’ils ont avec les agents et les partenaires ;

- Le maintien au sein de l’IRD des fonctions abusivement affectées à l’AIRD.