-Relocalisation du Siège-

Compte rendu de la réunion d’information du 14 mars 2006 concernant la relocalisation du Siège de l’IRD, rédigé par plusieurs représentants du STREM participant à cette réunion.

Jeudi 23 mars 2006.

Ce compte-rendu retraduit « l’esprit » de cette première réunion qui ne nous satisfait nullement. Aucune information précise n’ayant pu y être fournie, nous demeurons très critiques quant aux arguments avancés.

A l’issue de cette réunion nous restons aussi « dubitatifs » quant à l’annonce de la mise en œuvre d’éventuelles mesures d’accompagnement. Nous estimons, en outre, que la relocalisation du Siège de l’IRD, hors d’ Île-de-France, constituerait une erreur susceptible de porter un préjudice sérieux à l’ensemble de l’institution.

Nous assurons les personnels que le STREM suivra ce dossier, de bout en bout et dans le moindre détail, en étant particulièrement vigilant sur les conséquences qu’entraînerait cette relocalisation, sur le plan professionnel et personnel, pour tous les agents du Siège.

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION D’INFORMATION DU 14 MARS 2006 “DELOCALISATION DU SIÈGE”

Le Président rappelle l’historique de cette délocalisation :

Le bâtiment du Siège ne correspondant plus aux normes de sécurité et son réaménagement étant trop coûteux, ce constat a conduit l’IRD à arrêter le principe de devoir déménager en 2004. Cette demande a été enregistrée par le CIACT, sans préjuger du lieu.

La décision de délocaliser “hors IDF” est intervenue, selon les instances dirigeantes, au dernier moment, sans que l’IRD connaisse l’institution qui a inclus cette délocalisation “hors IDF” (Premier Ministre ? Datar ?). En l’état actuel du dossier : aucun lieu ni calendrier précis ne peuvent être annoncés. Toutefois la date prévisionnelle du déménagement serait l’été 2008 afin d’articuler ce déménagement sur le calendrier scolaire ! (mais la rentrée 2007 est également envisagée).

Il nous est précisé que Marseille et Lille ont présenté des dossiers mais il n’est pas exclu que d’autres villes se portent candidates. Concernant Marseille, il est intéressant de se référer au discours du Premier Ministre du 3 mars (soit 3 jours avant le CIACT …) dans cette ville : “…Marseille propose également d’accueillir l’Institut de Recherche pour le Développement. Une mission d’expertise, indépendante de l’IRD va comparer les possibilités d’implantation de l’Institut, en prenant en compte les aspects scientifiques, opérationnels sociaux, financiers et d’aménagement du territoire”. La décision appartient intégralement au CIACT qui se prononcera lors de sa prochaine réunion, avant l’été prochain.

Cet organisme semble faire peu de cas des arguments présentés par les EPST et apparaît déconnecté en matière d’aménagement du territoire : la proposition du Président d’implantation en première couronne dans l’Est parisien (proximité des aéroports et desserte par les transports en commun) n’a pas été retenue ; de même le projet de Bondy (construction d’un bâtiment) n’a pas été retenu pour des raisons de délais !

L’IRD ne semble pas être maître de ce projet mais le CITEP qui a instruit administrativement (analyse financière) le dossier a conclu que les “coûts d’implantation en petite couronne et hors IDF ne sont pas discriminants”. (Remarque : Le CITEP a confirmé que cette analyse financière est uniquement basée sur le dossier fourni par l’IRD). La décision ne dépend pas de l’Institut, ce qui expliquerait (toujours selon les dirigeants de l’IRD), que le projet n’ait pas fait l’objet de discussion dans les instances concernées (CA, CTPC, CTPL…).

Les questions des personnels traduisent l’inquiétude de ces derniers qui, après la mise en œuvre de Sorgho, doivent affronter l’épreuve de la dé(re)localisation avec de fortes incidences sur la vie professionnelle et personnelle. Les réponses données sont peu concises en l’état du dossier.

Concernant l’accompagnement des personnels, une cellule de reclassement sera mise en place et les mesures seront individualisées. Le président présente comme une obligation le reclassement des personnels soit à Bondy, Orléans ou dans d’autres institutions mais il est nécessaire de connaître la future implantation avant de lancer cette opération (probablement à l’automne 2006). Concernant Bondy se pose la question de son devenir scientifique.

Il est tout à fait réaliste de considérer que 60% des agents (voire plus) ne pourront suivre. La qualité de la vie en province est un argument peu convainquant pour inciter à déménager, alors que se pose le problème des conjoints qui devront retrouver un emploi, dans un contexte économique difficile. ( Et Marseille – ou Lille – sont-elles bien représentatives de cette qualité de vie ?)

Les instances dirigeantes s’engagent à informer régulièrement les personnels et, suite à leur demande, à :

  • rendre accessible les textes qui régissent l’IRD ;
  • procéder à une enquête pour évaluer les difficultés.

Au fur et à mesure de l’avancement du dossier, le Président annonce d’autres réunions ainsi que la mise en place d’une cellule d’accompagnement (DP, DF, SAS, DIC et chefs de projets…). Cette cellule inclut différents responsable de structures mais aucun représentant du personnel.