Compte rendu du CA du 19/06/2007

Conseil d’administration de l’IRD Séance du mardi 19 juin 2007

Interventions des représentants du STREM-SGEN-CFDT (Marie-France Lange, Irène Salvert, Christian Valentin)

En complément à l’ordre du jour, le STREM demande à ce que les problèmes de gouvernance liés à la CSS4 soient abordés dans les questions diverses.

1 – Approbation du procès verbal de la réunion du CA du 29 mars 2007

2 – Information sur l’Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD)

Le STREM rappelle que 15% de budget de fonctionnement a été ponctionné cette année sur la dotation des UR pour assurer le lancement d’actions incitatives et de l’AIRD. Or, nous sommes à la fin du premier semestre, aucun appel à propositions n’a jusqu’ici été lancé et il faut généralement boucler les budgets début novembre. Doit-on en conclure que les 3 M € ainsi prélevés ont déjà été distribués sans appel d’offres, ou que les appels d’offres seront lancés juste avant la clôture budgétaire ? Il est répondu que l’AIRD était un guichet qui restait ouvert. Le STREM demande si la ponction budgétaire allait être renouvelée. La réponse du DG est demeurée ambiguë.

3 – Information sur les indicateurs du contrat d’objectifs 2006-2009

Le STREM soulève un certain nombre de questions :

- Les indicateurs actuels concernant les publications sont inadaptés à l’IRD puisque les articles publiés avec une adresse à l’étranger ne sont pas pris en compte. De même, celles des Sciences Sociales échappent au recensement. Il en découle une forte pénalisation de l’IRD lors des comparaisons avec les autres établissements.

- Comme le STREM l’a déjà fait remarquer au cours de la dernière réunion du CA, ne figure, curieusement, aucun indicateur sur le taux d’expatriation, alors même que ce critère a été mentionné comme crucial pour l’IRD.

- Bien qu’en cours d’amélioration, la plupart des indicateurs retenus présentent de nombreux biais statistiques.

4 – Information sur la politique de site

Sans entrer dans le détail des recommandations qui feront l’objet d’un examen par le Conseil Scientifique, le STREM réitère ses critiques quant à la méthode suivie depuis le début et particulièrement :

- l’absence de compte-rendu des réunions, malgré les multiples demandes restées sans écho,

- l’absence de règle claire encadrant cette nouvelle réforme : depuis novembre, chaque directeur d’unités a pu entendre soit de la part du Directeur Général lui-même soit de membres du conseil de direction des règles fluctuantes dans le temps et variables selon les unités concernées sur la possibilité ou non d’implantations secondaires en France, de se maintenir ou non en UR propre ou sur le nombre minimal de chercheurs. Il nous a été dit par exemple de la part de membres du comité de direction qu’à moins de 100 chercheurs par unité, ces unités ne seront pas évaluées par l’AERES et donc n’auront pas accès à l’ANR. A cela s’ajoutent :

  • la très faible prise en compte des points de vue des D.U., des directeurs de centres, voire des directeurs de départements,
  • et au final des recommandations rédigées avec un goût prononcé pour le secret, présentées par le Délégué à la Programmation scientifique et à l’action régionale (DPR) comme des quasi-décisions, alors même que la DPR ne peut pas être légitime dans toutes les disciplines. Nous demandons que ce document soit largement débattu en C.S. mais aussi à la faveur de discussions directes entre les D.U. et le Directeur Général.

Monsieur Daniel Le Rudulier, Président du Conseil Scientifique, confirme qu’aux yeux du C.S. aucune décision n’est prise et qu’il ne paraît pas opportun d’imposer « un mariage à la carpe et au lapin, surtout quand ceux-ci ne le veulent pas ».

5 – Délégation de pouvoir au Directeur Général pour la passation d’un marché relatif à la fourniture de service de télécommunication pour le réseau international de l’IRD

Vote favorable à l’unanimité des présents.

6 – Information sur la future implantation du siège de l’IRD à Marseille

Comme le STREM l’a déjà mentionné lors de la dernière réunion du Conseil, les recommandations de souplesse données par MM le Président et le Directeur Général pour permettre au personnel qui le souhaite de quitter l’IRD ne sont pas appliquées. Ceci résulte notamment d’un blocage au niveau des chefs de service, à la faveur de la définition de « postes clefs ». D’une manière plus surprenante, certains qui souhaitent suivre le siège à Marseille en sont découragés. Bref, ce déménagement met en lumière de graves problèmes de gestion de ressources humaines.

Par ailleurs, une des raisons supplémentaires du peu d’enthousiasme suscité par ce déménagement est l’absence de projet clair. Une partie du personnel adhérerait davantage si au-delà d’un simple transfert géographique, figurait la perspective d’une réorganisation profonde de l’administration de l’Institut.

Monsieur V. Reymond, du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, rappelle la positon réservée de ce Ministère quant à l’option prise d’une location et donc d’un double déménagement.

7 – Examen de demandes d’éméritat

Vote positif à l’unanimité des présents en faveur de MM J. Lemoalle et B. Schlemmer.

8 – Questions diverses

Le STREM fait état des graves problèmes qui risquent de mener à la démission de la majorité (membres élus et nommés) de la CSS4 et qui semblent refléter un certain « racisme » à l’encontre des Sciences Sociales. Comme très souvent dans l’Institut, ces problèmes semblent découler d’une stratégie délibérée de défaut de communication : absence de compte-rendu de réunions qui génère des interprétations divergentes des propos tenus notamment par le DG.

Après une intervention de M. Alain Froment, du FSU, le STREM exprime sa position quant au projet de modification du mode d’évaluation des chercheurs et des IT. Pour l’avoir réclamé depuis de nombreuses années, le STREM considère comme très positifs trois points pour les recrutements des CR et DR :

  • qu’il y ait une présélection sur dossiers,
  • que les jurys d’admission soient spécialisés par discipline ou groupe de disciplines,
  • que les auditions des candidats aient lieu en plénière, et non en sous-sections.

En revanche, nous demandons :

  • que la composition des jurys d’admission soit décidée sur proposition des Présidents des CSS et CGRA et du C.S.
  • que ces jurys soient composés au moins pour moitié d’élus des CSS, CGRA et CS.

Pour ce qui est des IT, nous exprimons fortement notre volonté de voir maintenue leur évaluation par les CSS et CGRA. L’évaluation par le seul supérieur hiérarchique direct ouvre la porte à tous les abus.

Le STREM soulève également les problèmes liés aux postes fléchés dont le nombre ne cesse d’augmenter. Or, tel qu’il est pratiqué à l’heure actuelle, l’expérience fait apparaître de nombreux problèmes dont trois principaux :

  • ces postes sont définis selon une grande opacité,
  • le nombre de candidats par profil est souvent ridiculement bas, voire nul, ce qui pose à nouveau la question de la définition de ces postes,
  • du fait du nombre de candidats, voire de l’inexistence de candidats correspondant réellement au fléchage, les postes ne sont pas pourvus, ce qui fait perdre des recrutements pour les disciplines concernées. En conséquence, nous demandons une plus large consultation des instances scientifiques, et des D.U., pour la définition de ces postes.