La prime de recherche (PR), perçue deux fois par an par les agents du corps des chercheurs (CR/DR), ne représente qu’une infime proportion de leur rémunération, et n’a pas été réévaluée depuis 13 ans.
Depuis 2009, une nouvelle prime, dite Prime d’Excellence Scientifique, devenue en 2014 Prime de Recherche et d’Encadrement Doctoral (PEDR) a été instaurée.
Selon le dernier bilan social de l’IRD disponible (2014), 619 chercheurs touchaient la PR, ce qui représentait un budget total de 530 191 €.
Selon ce même bilan, seulement 74 chercheurs ont perçu la PEDR pour un montant total de 569 983 € !
L’abandon de la PEDR (absolument pas obligatoire et de fait abandonnée depuis 2012 par l’IRSTEA) permettrait ainsi théoriquement de doubler la PR de tous les chercheurs plutôt que de réserver cette prime, dont l’attribution repose sur des critères obscurs et un processus décisionnel encore plus obscur, à des agents dont, bien que soi-disant excellents et fers de lance de notre institut, on tait les noms.
De plus, il ressort que si l’administration tente de se dégager de toute préférence de genre en attribuant la PEDR dans des proportions homme/femme collant quasi parfaitement au sexe ratio observé dans chaque corps, une femme DR est apparemment largement moins méritante, touchant en moyenne 6500€ de prime contre 8967 € pour un homme DR.
Au vu du niveau de rémunération extrêmement bas des chercheurs au regard des années de formation et de l’âge moyen de recrutement (rémunération dont la faiblesse est accentuée par le blocage du point d’indice depuis 6 ans) et dans un souci de réelle transparence et solidarité dans la recherche, le STREM demande :

  • L’abandon immédiat de la PEDR, prime inégalitaire, sexiste, floue, attribuée à une seule personne pour un travail d’équipe ;
  • La revalorisation de la Prime de Recherche avec le budget ainsi dégagé ;
  • Le lancement de négociations nationales pour revaloriser le salaire des chercheurs.

Diffusion sur liste syndicale le 30 mai 2016