Ce document définit les orientations principales et les actions à mener durant les deux prochaines années.

Cette plate-forme d’orientation reprend les éléments développés dans le texte d’orientation et le rapport d’activité. Les orientations formulées correspondent aux prises de position du STREM et aux stratégies à mettre en place pour l’action syndicale.La politique d’orientation du STREM s’articule autour de trois grands axes essentiels :

  • La politique générale de la recherche dans laquelle s’inscrit la réflexion du STREM et du SGEN sur les grands thèmes de fonds : LOLF, LOP, structuration et financement de la recherche, regroupement inter-EPST…
  • La politique de recherche en coopération, mission première de l’institut que le STREM réaffirme et soutient
  • L’action revendicative et les problèmes rencontrés tant sur le plan du fonctionnement de notre syndicat (bureau central, sections locales…) et la capacité à mobiliser et à apporter des solutions à ces problèmes. Il faut souligner les difficultés croissantes rencontrées, tant sur un plan général qu’interne, depuis 2002, en raison de la crise que traversent à la fois la recherche publique et notre institution.

LA POLITIQUE GENERALE DE LA RECHERCHE

L’année 2004 a vu :

  • la montée de l’exaspération des personnels de la recherche face à l’insuffisance des moyens et au désengagement de l’Etat ;
  • l’émergence d’un collectif ’ Sauvons La Recherche ’ et la tenue d’Etats-Généraux de la Recherche. ’ La France ne possède plus de politique scientifique… distancée sur la scène internationale, au cœur des recompositions européennes, la recherche française court désormais le risque d’un affaiblissement irrémédiable à l’intérieure des frontières nationales… ’ [in Duclert, Vincent (dir.), Chatriot, Alain (dir.) – Quel avenir pour la recherche ? Flammarion, 2003].Le constat – budgets en baisse, lourdeur administrative, désarroi des jeunes chercheurs, précarisation de l’emploi scientifique, désintérêt pour les métiers de la science… – ne porte guère à l’optimisme et les restrictions budgétaires du gouvernement Raffarin (à peine 2,1 % du PIB consacré à la recherche) n’ont rien arrangé. Par comparaison, les USA investissent plus que l’Europe et le Japon réunis : ce dernier consacrant 3% de son PIB à la recherche.Cette situation engendre des contradictions. Si certains sont favorables à un système plus compétitif de type anglo-saxon, encourageant le financement privé et une coopération plus étroite entre universités et organismes de recherche, d’autres craignent le démantèlement des EPST ainsi que la remise en cause du statut de fonctionnaire, garant d’une recherche fondamentale sur le long terme.Des pistes pour l’action syndicaleIl s’agit pour le STREM de veiller à une application de la ’ LOP ’ et la LOLF favorables à l’IRD, en demeurant vigilant sur :
  • L’investissement humain soutenu par une politique active de l’emploi scientifique avec de meilleures garanties pour l’évolution des carrières IT et chercheurs ;
  • L’investissement financier par l’actualisation des moyens et équipements. Ces investissements doivent être réalisés dans le cadre d’une ’ bonne gouvernance ’ évitant tout gaspillage résultant de décisions incohérentes et bureaucratiques.Il est essentiel que l’IRD s’intègre dans une dynamique européenne en participant à une communauté scientifique élargie, porteuse de développement économique durable, à condition que cette intégration réponde à des objectifs clairement définis.

LA RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT

Le contexte

La recherche pour le développement représente la mission essentielle de l’institut : elle induit une réflexion permanente tenant compte des évolutions conjoncturelles. Face aux effets pervers de la mondialisation, l’IRD apporte son expertise, son savoir-faire pour contribuer à la recherche de solutions adaptées aux problèmes des pays émergents. L’institution doit tenir compte d’un certain nombre de facteurs politiques, sociaux et environnementaux tels :

  • la lutte des pays contre la domination économique et la pauvreté ;
  • l’aspiration des populations au progrès social ;
  • le développement de solutions alternatives et durables ;
  • l’apport de nouvelles technologies (telles les bio et nanotechnologies). Cette coopération scientifique, dans des domaines multidisciplinaires est un élément primordial contribuant à lutter contre la domination du Nord sur le Sud. Elle s’accompagne du transfert de compétences, favorise l’acquisition des connaissances et l’apport de la science au débat politique et moral. Elle met en œuvre des formes originales de développement dans des domaines aussi divers que l’environnement, la santé, la sécurité alimentaires, la conservation des ressources naturelles, pour ne citer que ceux là.

Le STREM et la politique scientifique

Notre réflexion est, sur ce thème, récurrente et nous devons nous interroger et interpeller nos dirigeants sur la baisse significative de l’expatriation. De même, il nous faudra répondre à cette question : l’ ’ UMRisation ’ est-elle une solution adaptée à une recherche pour le développement ?D’autres indicateurs doivent aussi susciter les interrogations du STREM :- Concernant le recrutement des IT et des chercheurs : comment pallier les départs massifs à la retraite dans les années à venir ? Comment limiter le recours à l’emploi précaire ?- Les chantiers administratifs et informatiques (PMSA/SDSI) permettent-ils de prendre en compte toutes les spécificités de l’IRD ? Ne contribuent-ils pas à produire des effets pervers dans l’organisation en renforçant la bureaucratie au lieu de l’alléger ?- Concernant les instances (Conseil scientifique, commissions, départements) notre réflexion doit porter sur leur rôle et leur mission, les moyens mis à disposition, l’autonomie de décision par rapport à la direction générale. Il faut également aborder la ’ réactivation ’ des conseils de départements ’ en sommeil ’ depuis longtemps.

L’ACTION REVENDICATIVE

Le fonctionnement du STREM

Nous avons dû faire face, au cours du précédent mandat, à un certain nombre de difficultés : un bureau central restreint qui a accru la charge et les responsabilités des permanents, de la secrétaire générale et du secrétaire général adjoint. La répartition des dossiers doit reposer sur un plus grand nombre pour une meilleure réactivité.La communication avec l’ensemble des agents devrait être renforcée avec la mise en place d’un site Web, ce qui n’exclut en rien l’organisation d’AG, de réunions des sections locales. Le principe d’un congrès ordinaire tous les deux ans et d’une assemblée générale tous les ans doit être maintenu.Les représentants STREM dans les instances doivent défendre des positions homogènes et cohérentes avec les orientations syndicales et rendre compte au syndicat du déroulement des réunions.Il s’agit également, pour notre syndicat de maintenir notre niveau de représentativité, pour les élections futures, dans les différentes instances.

La défense des personnels

Un des objectifs du STREM est de faire aboutir l’évaluation des IT, par le biais des instances représentatives (CSS, CGRA et CAP) et non de réunions informelles.Nous sommes de plus en plus confrontés à des méthodes de gestion du personnel générant du harcèlement. Cette situation nouvelle est difficile à appréhender d’autant que nous nous heurtons à un silence total de la part de l’administration (non réponse aux courriers). Ces situations nous conduisent de plus en plus à avoir recours aux voies juridiques.Nous devons faire cesser les innombrables dysfonctionnements dans la gestion des personnels que nous subissons depuis quelques années : ces dysfonctionnements doivent faire l’objet de notre attention permanente et, dans les cas les plus graves, entraîner, de notre part, des réactions fermes et sans concession.

EN CONCLUSION

L’action syndicale doit être articulée prioritairement autour des dossiers suivants :

  • Politique générale : mise en place de la LOP et la LOLF ;
  • La politique de coopération : réflexions et moyens ;
  • L’emploi scientifique ;
  • La parité à l’IRD : recueil de données existantes concernant la formation, le recrutement et le déroulement de la carrière des femmes, la parité dans les jurys IRD (membres IRD et extérieurs) ; recommandation pour remédier aux inégalités observées ; diffusion des résultats et suivi des recommandations ;
  • Le fonctionnement des instances (CTPC, CA, CAP, CTPL) ;
  • Les projets informatiques (SORGHO) et l’externalisation ;
  • L’évaluation des IT ;
  • La défense des personnels (avancement, mobilité, formation, conditions de travail…).