Lors du dernier CTEP, la direction a présenté un projet d’alignement des Indemnités de Résidence à l’Étranger (IRE) sur la grille du Ministère des Affaires Étrangères définie pour le CNRS.

Cela implique une diminution des IRE pour tous les IRDiens, avec une baisse très défavorable pour les IE, les AI et les techniciens.

La direction défend ce projet en mettant en avant des économies de l’ordre de 2M d’euros en 2018, soit environ 10% du budget dédié à l’expatriation.
Cependant, les économies réalisées ne seront que partiellement réinjectées dans le budget des missions au Sud : est-ce à dire que la priorité de l’IRD n’est plus la Recherche au Sud à travers une politique d’expatriation ?

 

Le STREM dénonce cet abandon programmé de l’ADN de l’IRD

 

Contrairement aux autres EPSTs, notre double tutelle nous impose d’inscrire nos projets de recherche dans une stratégie géopolitique liée à la diplomatie scientifique française.

L’expatriation est au coeur des missions de l’IRD, elle constitue un des critères de l’évaluation des personnels. Rogner le budget alloué à cette mission, c’est rogner l’identité de l’IRD. S’aligner sur les grilles IRE du CNRS, partager des outils de recherche avec le CNRS (accord cadre CNRS-IRD signé le 5 décembre 2016) et demain, intégrer le CNRS ?

 

Le STREM ne peut cautionner cette nouvelle réduction budgétaire au détriment de l’expatriation. Nous alertons le personnel sur cette nouvelle attaque de l’identité de l’IRD et l’encourageons à s’exprimer au sein des Conseils d’Unités, des Conseils de Service ou toutes autres instances de débat.