SIFAC à l’IRD : la bascule sans parachute !

 

Aujourd’hui à l’IRD la Recherche d’Excellence que revendique notre présidence est en panne : les commandes, les remboursements des frais de missions, les indemnités de MLD, le paiement des fournisseurs, la mise en place des conventions… Rien ne fonctionne normalement. D’autre part, le module de remboursement des dépenses des représentations de l’IRD à l’étranger n’est pas opérationnel, ce qui peut à terme mettre en péril l’activité de la recherche au sud.

 

La solidarité s’organise dans les UMRs avec des commandes sur les lignes budgétaires de nos partenaires (qui, elles, fonctionnent) mais il s’agit de « bidouillages » temporaires.

 

Nous sommes tous profondément impactés dans nos activités quotidiennes, et tout particulièrement le personnel impliqué dans ce projet, qui ne ménage pas ses efforts au quotidien depuis de nombreux mois, sans aucune reconnaissance de la direction de l’IRD.

 

Est-ce un excès d’optimisme ou un défaut majeur d’anticipation qui a entrainé l’IRD dans cette situation de blocage ? Le PDG de l’Institut avait, devant le CA du 18 décembre 2015, pleinement assumé une décision personnelle : « j’ai pris une décision politique en toute connaissance de cause », avait-il affirmé pour justifier l’abandon de Sorgho et le passage à SIFAC.

 

Un tel système aurait du être testé en conditions réelles en parallèle de l’ancien système pour éviter les profonds dysfonctionnements actuels. Quand pouvons-nous espérer retrouver une situation décente ? A quel moment la pérennité de l’IRD risque t-elle d’être mise en cause ?

On nous annonce 3 mois de retard sur le fonctionnement budgétaire, un renforcement d’appui technique et métier mais sans préciser de délai et un retour à la normale au mieux cet été.

 

Nous demandons immédiatement :

  • la mise en place d’un service de hotline et le renforcement des équipes de développement  (CDD, intérimaires…) permettant de résoudre au plus vite ces blocages ;
  • des droits d’accès informatiques étendus aux formateurs internes qui leur permettent d’aider efficacement leurs collègues à distance ; un remplacement sur leur poste lorsqu’ils assurent les sessions de formation.
  • une reconnaissance et une compensation pour les agents qui se sont investis volontairement sur ce projet depuis de nombreux mois (via des primes, temps aménagé, décharges, etc…) comme a su le faire l’Université de Montpellier lors de son propre passage à SIFAC.

 

Une expertise pour risques graves dans le cadre de la réorganisation de l’IRD a eu lieu à la demande du CHSCT-EP ; doit-il en demander une autre pour les troubles générés par la mise en place de SIFAC ? Un plan de prévention des Risques Psycho Sociaux a été adopté suite à cette expertise. Sommes-nous en phase de test grandeur nature ?

 

Il est urgent que le Président donne les moyens à ses services d’assumer sa volonté de positionner l’IRD comme Pilote pour SIFAC EPST et que la direction veille à l’accompagnement de cette réforme qui ne peut se faire au détriment du personnel ce qui est malheureusement le cas actuellement.